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Prévenons la catastrophe du Corona dans les maisons de retraite – l’État ne peut pas et ne veut pas le faire !

Publié originellement sur Solidarisch gegen Corona

Avec ses mesures de distanciation sociale, le gouvernement allemand poursuit deux objectifs dans la pandémie de Covid-19. D’une part, il veut ralentir considérablement le taux d’infection (“aplatir la courbe”) afin de ne pas surcharger le système de santé et, d’autre part, il veut protéger les “groupes à risque” contre l’infection.

Au vu de la situation actuelle dans les maisons de retraite et de soins, nous ne pouvons que conclure que la politique gouvernementale a échoué dans son deuxième objectif. Les établissements de soins pour personnes âgées sont particulièrement touchés par la pandémie dans ce pays. Un tiers de toutes les personnes qui sont mortes en Allemagne à cause du Covid-19 étaient des résidents de maisons de soins et de repos pour personnes âgées. La faute individuelle des établissements n’est pas à blâmer – cette catastrophe a des causes structurelles.

Le texte suivant, rédigé par un membre de « l’Alliance de Cologne pour plus de personnel de santé », aborde ces causes et conclut que ce sont avant tout les travailleurs de ces établissements qui pourraient changer la situation. L’Alliance a donc lancé une campagne d’affichage pour exprimer sa solidarité avec les personnels soignants et les soutenir dans leurs efforts contre la dégradation des conditions de travail.

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Il y avait des signaux d’alerte clairement visibles de cette catastrophe à venir. Après les expériences en Italie et en Espagne, il était prévisible que la situation se reproduise ici aussi (note: en Allemagne). Partout où les gens vivent à proximité les uns des autres, que ce soit dans des prisons, les hôpitaux, les maisons de soins, les logements collectifs, les centres de détention de réfugiés ou sur les porte-avions, le virus peut se propager rapidement et les réglementations en matière de distance ne peuvent être respectées. Comme la maladie est souvent particulièrement mortelle chez les personnes âgées, cela a un effet catastrophique dans les maisons de soins. Et c’est précisément là que les mesures prises par l’État dans le cadre de la pandémie ont été purement cosmétiques, sans même la moindre remise en cause de la gestion de ces établissements axée sur le profit et la réduction des coûts. L’interdiction de toute visite qui a été imposée dans les maisons de soins a eu pour effet de rendre les résidents encore plus vulnérables à toute maladie, l’isolement étant alors quasi fatal. De plus, les activités chaotiques des directeurs des maisons de soins sont devenues encore plus facilement dissimulables aux yeux du public.

En fait, cela a également affaibli la capacité des employés des maisons de soins à faire remonter leurs revendications et à faire pression. Les sociologues se demandent depuis des années pourquoi il n’y a pas plus de résistance aux mauvaises conditions de travail dans le secteur des soins infirmiers malgré la forte demande de personnel infirmier sur le marché du travail. “Les infirmières sont trop gentilles pour la rébellion”, titre un rapport du Süddeutsche Zeitung du 11 novembre 2017 sur un projet de recherche sur la représentation des intérêts dans les soins infirmiers pour les personnes âgées. En raison de l’isolement des maisons, il est peu probable que le fait de travailler dans les conditions d’une “zone interdite” incite à la rébellion – et les applaudissements des classes moyennes instruites sur les balcons chaque soir semblent indiquer aux célèbres “héros” qu’ils doivent faire leur devoir pour la patrie sans contradiction. Les gens applaudiraient-ils encore s’ils étaient en congé maladie ou en grève ?

Leur rébellion serait pourtant la seule chose qui pourrait empêcher la catastrophe imminente. Des avertissements ont été donnés très tôt, sans être entendus. Le 20 mars, Rolf Höfert, le chef de l’Association allemande des infirmières, a lancé un avertissement dans une interview au Spiegel: « Cela pourrait provoquer un incendie. » Le premier cas de décès en masse dans une maison de retraite à faire la une des journaux en Allemagne s’est produit à Würzburg. Les maisons de soins sont insuffisamment équipées en EPI (Equipements de protection individuelle) et les effectifs sont bien trop faibles. Höfert fait référence à une étude de l’université de Brême, qui conclut qu’il manque au moins 150.000 personnels soignants dans les maisons de soins et de retraite. Ces dernières années, la réduction des effectifs minimums est devenue partie intégrante du système, d’autant plus qu’un arrêt du Tribunal social fédéral à Kassel en 2012 a laissé une certaine liberté aux exploitants de maisons de retraite : l’assurance dépendance [1] ne peut réduire le financement accordé aux maisons de retraite que si elle peut être prouvé que les effectifs requis ne sont pas atteints intentionnellement (ou sont involontairement inférieurs à 8 % des effectifs requis pendant un certain temps). Il est évidemment difficile de prouver cela. Les exploitants de maisons de repos ont ainsi carte blanche pour économiser huit pour cent de leurs frais de personnel – une somme considérable, qui augmente les bénéfices. Une nouvelle réglementation légale a été exigée afin de combler cette lacune et devait être introduite d’ici juin 2020. Il va sans dire que cette mesure sera mise en veilleuse pour le moment.

Dans le cas de la pandémie du Corona, le surmenage constant du personnel infirmier est particulièrement fatal. Des études menées en Chine et en Corée du Sud montrent que le risque d’infection chez le personnel infirmier et les médecins hospitaliers augmente considérablement après six heures de travail. Après cette période, la concentration diminue et dans la course effrénée, les masques glissent ou les règles d’hygiène les plus simples sont négligées. Comme dans tout travail salarié aliéné, chaque jour et chaque minute, tu es confronté à la décision soit de respecter strictement les règles de sécurité, soit d’atteindre l’objectif de travail prescrit – travailler à la fois vite et en toute sécurité est impossible. La structure hiérarchique du travail t’oblige sans cesse à déroger aux règles de sécurité. Et en même temps, tu dois le cacher soigneusement à la direction des maisons de retraite, aux superviseurs ou même à tes propres collègues pour éviter le risque de recevoir un avertissement disciplinaire ou d’être licencié, même si c’est la pression pour atteindre les objectifs imposés par la hiérarchie des maisons de retraite qui t’y oblige. Les actions des travailleurs, comme les grèves du zèle s’appuient sur cette contradiction générale du travail salarié capitaliste – et ces actions peuvent être très efficaces. Mais comme pour une « grève classique », la grève du zèle nécessite d’être collective ; elle n’a d’impact que si elle est pratiquée par un grand nombre de personnes en même temps et si chacun peut être protégé contre les mesures disciplinaires. Ce genre d’action constitue un rapport de force en vue du contrôle du processus de travail, qui reste aujourd’hui toujours un processus d’exploitation.

Ce rapport de force devrait commencer dès maintenant afin d’arrêter la catastrophe qui menace les maisons de soins – car l’État agit de manière contre-productive à tous les niveaux et ne serait pas en mesure de prévenir la catastrophe avec son appareil (les autorités sanitaires). D’un point de vue purement médical, une réduction immédiate du temps de travail quotidien à six heures serait nécessaire – avec une compensation salariale complète, bien sûr, pour garantir le respect des règles et empêcher les heures supplémentaires volontaires effectuées pour arrondir les fins de mois difficiles. Au lieu de cela, le gouvernement a décrété un règlement d’urgence qui permet d’allonger le temps de travail à 12 heures. Cela semble « logique » à première vue, étant donné la pénurie de personnel infirmier et la situation particulièrement dramatique dans le domaine des soins à domicile et ambulatoires particulièrement dramatique en raison de l’exode massif du personnel infirmier d’Europe de l’Est. Mais en réalité, l’Allemagne dispose d’un énorme potentiel de personnel soignant qualifié. Les quelques études empiriques sur la fluctuation du personnel infirmier qualifié montrent que la grande majorité d’entre eux abandonnent leur profession quelques années seulement après leur formation en raison des mauvaises conditions. Si les salaires étaient portés à un salaire mensuel brut correspondant de quatre, cinq ou six mille euros, similaire à celui des autres travailleurs qualifiés, il n’y aurait pas de pénurie de personnel. La décision politique d’allonger le temps de travail n’est donc qu’une décision de renforcement de la production capitaliste et lucrative de services de soins aux personnes âgées, mais pas une réponse à une pénurie absolue.

Cette logique s’applique aussi à l’absence de tests de dépistage dans les maisons de soins pour le personnel soignant et les résidents. Dans le débat public, qui se concentre uniquement sur les questions virologiques et techniques, le fait que le calcul des coûts soit toujours au centre des décisions est constamment ignoré. La question de savoir si et comment les tests sont effectués ne peut être expliquée par ce qui serait utile pour contenir la pandémie. Il est naïf de penser que nous vivons soudainement dans un ordre social basé uniquement sur des valeurs d’usage, alors que même les plus petites choses sont transformées en question de coût, c’est-à-dire en valeur économique. Même le financement de la ridicule prime de 1 500 euros que le personnel infirmier est censé recevoir en juillet (!), fait encore l’objet de disputes entre les différents « responsables des coûts ». Même pour beaucoup de gens de gauche, les sommes énormes que l’État verse soudainement comme aide financière dans le cadre de la pandémie semblent obscurcir l’analyse à tel point que la forme capitaliste, que l’Etat tente de protéger, est négligée.

Les tests Covid coûtent très cher – il existe différents chiffres, mais il est probable qu’ils coûtent environ 150-250 € par test. En Allemagne, il existe environ 15 000 maisons de retraite dans lesquelles environ 820 000 personnes sont soignées (à la fin de 2018), pour environ 730 000 personnels soignants, dont 85 % sont des femmes ; depuis 1999, le nombre d’établissements a augmenté d’environ 75 %, ce qui montre à quel point ce secteur est en plein essor, et est devenu un investissement intéressant. Ainsi, pour pouvoir tester tout le monde dans les maisons de retraite une seule fois, il faudrait 1 560 000 tests, ce qui coûterait 320 millions d’euros à raison de 200 euros par test, par exemple. Comme l’a déjà suggéré le virologue Hendrik Streeck dans une interview accordée au journal FAZ le 1er avril, il faudrait logiquement tester le personnel soignant et les résidents tous les quatre jours. Compte tenu de la période d’incubation moyenne de 5-6 jours, comme l’indique l’Institut Robert Koch, cela semble raisonnable afin de détecter les infections avant l’apparition des symptômes. Et Streeck réfute l’objection selon laquelle les capacités de test disponibles sont insuffisantes et plaide en faveur des tests de groupe, ce qui est pratiqué depuis longtemps en médecine transfusionnelle. Il est sans doute possible de réduire les coûts, mais si l’on s’en tient aux 200 euros par test, il faudrait compter 320 millions d’euros multipliés par 7,6, soit près de 2,4 milliards d’euros par mois pour tester toutes les maisons de retraite tous les quatre jours ! Même avec des tests tous les 7 jours seulement, cela coûterait encore 1,35 milliard d’euros. Dans une société capitaliste, la question qui se pose est : Ces personnes âgées, qui “mourront bientôt de toute façon” (selon l’homme politique vert Boris Palmer) valent-elles vraiment le coût ? À titre de comparaison : la prime unique de 1 500 euros offerte pour le personnel soignant s’élèverait, selon les calculs de l’Institut der deutschen Wirtschaft (IW), à un total de 1,14 milliard d’euros pour les seuls soins infirmiers aux personnes âgées – et ce chiffre à lui seul a donné lieu à une lutte acharnée entre les potentiels financeurs de cette prime. Le financement de tests réellement efficaces et systématiques dans les maisons de retraite est donc complètement à l’ordre du jour – il ne proviendra pas des maisons elles-mêmes, ni des assurances maladie ou de soins. Pendant ce temps, les médias se demandent soudain pourquoi les capacités de test disponibles ne sont pas utilisées.

Il est bon de voir que, ces derniers jours, certains quotidiens se sont penchés sur la situation des maisons de soins et ont fait état de conditions scandaleuses, mais il est naïf d’expliquer ces mauvaises conditions uniquement par les lacunes organisationnelles et la mauvaise gestion. Le problème fait système. La situation actuelle est le résultat systémique des soins aux personnes âgées dans une société de classe capitaliste. L’État a par le passé réagi aux conflits de classe de plus en plus menaçants dans une société industrielle très sensible aux perturbations en offrant une sécurité sociale aux personnes âgées et malades. Les “années crépusculaires” promises avec les pensions et les soins infirmiers sont censées maintenir les gens de bonne humeur sur le tapis roulant quotidien du travail salarié. Lors de la grande réforme des retraites de 1957, la pension a été très justement décrite par un homme politique social comme une “prime de persévérance”. La fonction des maisons de retraite n’est donc pas simplement de donner aux personnes âgées, aux malades ou aux personnes atteintes de démence un peu plus de bonheur dans la vie pour des raisons humanitaires. Ces soins doivent plutôt être compris par les personnes exploitées dans le cadre du travail salarié comme la raison du pourquoi il vaut la peine d’endurer l’agonie quotidienne du travail aliéné. Contrairement à l’époque du paupérisme des débuts du capitalisme, le capitalisme moderne ne se contente pas de laisser mourir de faim ou de maladie les personnes qui ne sont plus utilisables, mais il s’occupe d’elles. Cela coûte cher, mais c’est aussi un signal pour ceux qui travaillent encore aujourd’hui, car cela est extrêmement productif et permet d’éviter les rébellions. Car les travailleurs sont ceux qui pourraient se rebeller et résister, ou qui pourraient perdre le désir de travailler, s’ils voient leur propre avenir dans la mort des personnes âgées aujourd’hui. Les personnes qui sont soignées dans des foyers sont à peine capables de se défendre. Il s’agit d’une question sociale plus large, qui remet en question les promesses faites dans les brochures publicitaires en quadrichromie sur papier glacé des promoteurs de maisons de retraite et les conditions réelles dans ces institutions. De cette manière, vivre et mourir dans ces maisons fait partie de la lutte des classes dans cette société. Et tout comme l’antagonisme des classes ne peut être maîtrisé que par de nombreuses formes de division selon le sexe, l’âge, l’appartenance ethnique, la citoyenneté, etc., la séparation et l’exclusion des personnes dites “nécessitant des soins” dans les unités sociales isolantes (maisons de retraite) sont un élément de la reproduction des rapports de classe.

Les tenaces négationnistes du Coronavirus se réfèrent encore souvent à des épidémies de grippe antérieures, qui n’ont pas provoqué la panique de la population et la fermeture de branches entières de l’industrie. Nous pouvons à notre tour nous demander pourquoi, par exemple, les millions de décès causés par la “grippe espagnole” en 1918/1919 ont disparu depuis longtemps de la mémoire historique, ou pourquoi les vagues de grippe de 1957 et 1968 avec des dizaines de milliers de morts en Allemagne de l’Ouest ont été à peine mentionnées dans les médias à l’époque: “Douze ans seulement après la fin de la Seconde Guerre mondiale, les attitudes envers la mort et la maladie étaient différentes de celles d’aujourd’hui. La flambée de tuberculose, de typhoïde, de dysenterie et de choléra a encore fait des milliers de victimes en Allemagne à la fin des années 50. Et par rapport à ce que le pays avait vécu pendant les années de guerre et au début de l’après-guerre, la grippe n’était alors pas si importante pour beaucoup de contemporains et pour la presse” (FAZ 04/22/2020).

C’est donc aussi un acquis de la lutte des classes que les gens d’aujourd’hui ne se laissent plus facilement sacrifier sur les champs de bataille ou maintenant pour l’ »économie » (un euphémisme pour dire le profit et la valorisation du capital, dont toute notre existence est rendue dépendante) ; qu’une plus grande estime de l’individu rend insignifiant l’accomplissement de son devoir envers des êtres supérieurs comme Dieu, l’empereur ou la patrie.

Mais en même temps, ces dernières années, la société a été saturée par la pensée compétitive néolibérale qui, en cas de dilem, pousse toujours vers des solutions aux dépens des autres: Si, après 2015, c’était les “réfugiés”, aujourd’hui c’est “les anciens”. Comme Shimon Stein et Moshe Zimmermann avertissent dans le journal Tagesspiegel, les “groupes à risque” se transforment progressivement en « ballast à alléger en cas de crise », les « Ballastexistenzen » en allemand. Le nouveau jugement sur l’euthanasie aux Pays-Bas montre à quel point le danger de cette évolution est devenu réel – des personnes comme Boris Palmer s’expriment maintenant et sont donc bien accueillies dans certaines parties de la société.

C’est dans cette zone de tension que le conflit sur et au sein des maisons de soins sera traité dans les mois ou les années à venir. Le rôle le plus important peut être joué par le personnel soignant de ces établissements, qui sait mieux que quiconque ce qui doit être fait et qui est systématiquement stoppé dans ses initiatives pour protéger les personnes dont il s’occupe – notamment par la répression, les brimades ou les licenciements.

La mobilisation du personnel soignant est encore plus difficile dans les maisons de repos que dans les hôpitaux, car les innombrables foyers sont largement dispersés dans la ville et ses environs. C’est pourquoi « l’Alliance de Cologne pour plus de personnel de santé » a lancé une campagne le 1er mai sous le slogan : “Prévenir la catastrophe de la couronne dans les maisons de retraite”. Grâce à une affiche, le personnel soignant peut être soutenu et encouragé d’une part, et d’autre part, les résidents peuvent être protégés contre la menace d’isolement en exigeant des tests et des vêtements de protection pour les visiteurs. Un formulaire web est fourni sur l’affiche, avec lequel les travailleurs peuvent signaler anonymement les griefs, la répression ou les conflits dans leurs maisons – un coup de pouce pour qu’ils prennent eux-mêmes des mesures de base. Cet appel à la dénonciation a pour but d’avertir et d’intimider à la fois les directeurs de maison et le personnel de surveillance. Il existe près d’une centaine de maisons de retraite dans la région de Cologne et un nombre similaire dans les environs. L’objectif est d’apposer ces affiches devant tous les foyers et, si possible, aux arrêts de transports publics voisins, afin de pouvoir atteindre le personnel soignant. Un mouvement dans les maisons de soins ne pourra se concrétiser que si un mouvement social d’en bas fait savoir qu’il observe ce qui se passe à huis clos et qu’il est prêt à agir sur place en cas de conflit. Ni l’État avec ses autorités sanitaires, ni les syndicats ou toute autre institution ne sont aujourd’hui en mesure de réagir de manière adéquate à l’aggravation de la situation dans les maisons de soins. En précisant clairement, en termes pratiques, que seules les personnes qui y travaillent et y vivent peuvent savoir quoi faire, nous utilisons un petit mais important exemple pour montrer à quoi pourrait ressembler une société façonnée et contrôlée par la base – au-delà du capitalisme.

Notes

[1] En Allemagne, l’assurance dépendance fait partie du système de sécurité sociale. Toute personne affiliée à une assurance maladie privée est tenue de souscrire à une assurance dépendance. Les personnes affiliées à l’assurance maladie publique sont automatiquement affiliées à l’assurance dépendance (et cotisent donc pour cela).

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